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Document de Référence: La santé des os en question chez les danseuses

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La santé des os en question chez les danseuses:
Lignes directrices sur l’entraînement physique et la nutrition


En complément de la formation technique, il est essentiel que l’enseignement de la danse aborde le bien-être de la danseuse dans son ensemble. Pour préparer au mieux la danseuse il faut lui enseigner des stratégies pour maintenir une bonne santé physique et mentale. La santé des os des danseuses a longtemps été un sujet de préoccupation pour les chercheurs de la médecine de la danse. Une mauvaise hygiène alimentaire, des troubles de l’alimentation et un entraînement excessif peuvent conduire à un déséquilibre hormonal qui provoquera un retard des premières règles ou une aménorrhée (perte du cycle menstruel), qui peut souvent provoquer une insuffisance de la densité minérale osseuse chez la jeune danseuse. La recherche sur le long terme tend également à indiquer que c’est dans les années qui suivent l’arrêt de la danse que la faible densité osseuse est la plus évidente. A ce titre, un bon équilibre entre alimentation saine et entraînement est essentiel pour construire des os solides. Les enseignants devraient transmettre ces valeurs à leurs élèves ainsi qu’aux danseuses professionnelles qui devraient toutes être prises en charge par des professionnels de santé expérimentés.

L’insuffisante densité osseuse est classée en deux catégories. On parle d’ostéopénie lorsque la densité minérale osseuse (DMO), est inférieure à la normale (pour un âge donné), mais pas assez basse pour être classé en ostéoporose. L’ostéoporose, quant à elle, est une maladie dégénérative caractérisée par une faible densité osseuse et une détérioration du tissu osseux, conduisant à une fragilité du squelette et à un risque accru de fracture.

Bien que les hommes risquent également d’être touchés par une diminution de la densité minérale osseuse et peuvent potentiellement développer une ostéopénie et une ostéoporose, ces complications ont une moindre incidence sur eux parce que leurs os sont plus grands et plus forts et l’évolution de leur système hormonal avec l’âge est moins fragilisant pour les os. C’est pour cela que le présent document mettra l’accent sur les danseuses, bien que la plupart des informations présentées soient applicables aussi aux hommes.

La structure osseuse

Les os en bonne santé sont constitués de calcium et d’autres minéraux (environ 65% du poids de l’os, c’est ce qui confère aux os leur force) et d’une matrice de collagène et d’autres protéines (environ 35% du poids de l’os, c’est ce qui confère aux os leur souplesse). Le niveau de calcium dans le sang contrôle la quantité d’hormone parathyroïde (PTH) présente dans le corps. Si le niveau de calcium dans le sang diminue, cela provoquera une plus forte sécrétion de PTH qui à son tour déclenchera une réduction du calcium des os pour compenser le déficit dans le sang. Cette situation contribue à faire baisser la densité osseuse, causant l’ostéopénie, puis l’ostéoporose.

La matrice de collagène est également cruciale pour le maintien de la flexibilité des os et peut influer, encore davantage que la teneur en calcium, sur la prévention des fractures. Sans cette matrice, les os, même s’ils sont riches en calcium, peuvent être durs et friables, donc plus à risque de fracture.

Cinquante à soixante pour cent de la densité osseuse se développe à la puberté (vers l’âge de 11 à 15 ans) avec un pic de production avant l’âge de 20 ans. La femme arrive au pic de la densité osseuse à l’âge de 35 ans environ la perte osseuse commençant quelques années plus tard. La perte augmente de manière significative au cours des 3 à 5 premières années de la ménopause.

Les éléments favorisant l’augmentation de la formation osseuse

Le calcium est le principal élément nutritif qui permet d’avoir des os solides et en bonne santé. Mais pour ce faire, le calcium a besoin de la présence d’autres nutriments et hormones (voir ci-après). Les os absorbent le calcium dans le sang à condition qu’il y soit présent en quantité suffisante.

La vitamine D dont la fonction biologique majeure est de maintenir des niveaux normaux de calcium et de phosphore dans le sang. La Vitamine D favorise l’absorption du calcium et travaille de concert avec d’autres Vitamines, minéraux et hormones pour favoriser la minéralisation osseuse. La Vitamine D est produite par la peau en réponse à l’exposition aux ultraviolets présents dans la lumière du soleil. Seulement 10 à 15 minutes d’exposition quotidienne partielle du corps (mains et visage) à la lumière du soleil sont suffisantes à fabriquer de grandes quantités de Vitamine D. Chez l’enfant, la carence en Vitamine D entraîne le rachitisme, des problèmes neurologiques, des fractures, des déformations des membres inférieurs, une dentition anormale et un retard de développement. Une carence en Vitamine D prédispose aussi les enfants aux infections respiratoires. Les danseuses qui s’entrainent pendant de longues heures à l’intérieur ont souvent des difficultés à s’exposer suffisamment au soleil (et de ce fait à fabriquer la Vitamine D). Le problème augmente lorsque ces dernières adoptent l’attitude zéro-soleil: port d’un chapeau et crème solaire, en suivant les recommandations pour la prévention du cancer de la peau. Une exposition raisonnée au soleil peut être mise en place par les écoles de danse en organisant, chaque jour, des courtes périodes de temps à l’extérieur dans le cadre du programme de danse ou d’enseignement, lors des séances d’entrainement, pendant les pauses ou au moment du déjeuner.

Les protéines et la vitamine C stimulent la formation du collagène de la matrice. (Pour de plus amples renseignements sur les protéines, voir l’article de L’IADMS « Fiche sur la Nutrition: Bien nourrir le danseur »

Le magnésium augmente l’absorption du Calcium. Le magnésium est également l’un des minéraux qui composent les os, il est important dans la conduction de l’influx nerveux vers le cœur et vers d’autres parties du corps.

Le phosphore contribue à la formation des os en permettant la minéralisation des os ostéoïdes mous. Les contraintes mécaniques, le stress sur l’os, l’exercice physique et le mouvement peuvent aussi contribuer à accroître le dépôt osseux.

Le potassium contribue au bon équilibre acide dans le sang, il intervient dans la conduction nerveuse et la contraction musculaire. Les personnes souffrant de troubles alimentaires et dont le taux de potassium sanguin est insuffisant, risquent une perte osseuse et des problèmes cardiaques.

La vitamine K contribue à la production de collagène qui est un composant du cartilage, du tissu conjonctif et des os. La meilleure source alimentaire de Vitamine K se trouve dans les légumes à feuilles vertes. Pour une bonne santé osseuse, le Collège Américain de la Médecine du Sport (American College of Sports Medicine) recommande un apport quotidien de 60 à 90 mg de Vitamine K.

Les hormones sexuelles produites au cours d’un cycle menstruel normal contribuent au développement osseux.

Facteurs aggravants de la diminution de la densité osseuse

Les facteurs tels qu’une forte consommation de caféine (plus de deux tasses de café par jour) ou d’alcool, le tabagisme, les médicaments anticonvulsifs ainsi que l’hérédité peuvent tous contribuer à une faible densité osseuse.

Les aliments contenant des oxalates peuvent inhiber l’absorption du calcium. Les oxalates se lient au calcium et sont éliminées par le tube digestif, ils doivent donc être consommés avec modération. Les oxalates sont présents dans les légumes sombres tels que les aubergines, poivrons, tomates et pommes de terre, on en trouve également en quantités variables dans les patates douces, le gombo, les choux, les baies, les blettes, le thé et très peu dans le chocolat.

Pour diverses raisons d’ordre personnel ou culturel, les habitudes alimentaires des danseuses peuvent ne pas être optimales, même si l’école s’efforce de leur proposer une éducation nutritionnelle complète. En outre, les danseuses qui ne s’exposent pas de manière régulière à la lumière naturelle au soleil (au moins 15 minutes par jour) peuvent avoir besoin d’être encouragées à s’exposer chaque jour au soleil. Il est essentiel que les danseuses soient sensibilisées aux risques très graves que des quantités insuffisantes de Calcium, de Vitamine D, de Magnésium, de Phosphore, de Potassium peuvent avoir sur leur santé physique à court et à long terme et donc sur leur carrière.

Facteurs nutritionnels

La quantité d’énergie disponible se calcule ainsi : apport énergétique moins énergie dépensée. Les danseuses qui sont le plus à risque de manquer d’énergie sont celles qui limitent leur apport énergétique, qui s’entraînent pendant des périodes prolongées, qui sont végétariennes ou qui font des impasses sur certains types d’aliments. Les baisses de disponibilité d’énergie se produisent souvent accidentellement pendant les périodes de forte dépense énergétique et ne sont donc pas nécessairement intentionnelles ou causées par des restrictions alimentaires. Cela-dit, peu importe la manière dont se présente le moment de baisse énergétique, il est essentiel que les danseuses soient conseillées par des professionnels de santé expérimentés dans le domaine de la danse et par leurs enseignants pour ajuster leurs apports et leurs dépenses énergétiques. Les symptômes les plus courants d’un début de faiblesse énergétique sont la fatigue, une baisse de concentration, puis la perte du cycle menstruel. Toutefois, il est important de noter que les performances de danse ne sont pas toujours altérées, de sorte qu’il ne faut pas se baser sur la performance seule comme facteur de prise de décision de la part de la danseuse, de ses enseignants et de l’équipe médicale.

Les danseuses souffrant d’une baisse d’énergie disponible, qu’elles souffrent ou pas de troubles des habitudes alimentaires, sont à risque de perte osseuse précoce pouvant engendrer une ostéopénie ou une ostéoporose.
Les danseuses qui suivent un régime hypocalorique ou réduisent l’apport en calcium ont un taux relativement élevé de fractures liées au stress et de scolioses. Les troubles de l’alimentation peuvent inclurent le jeûne, les crises alimentaires compulsives, l’utilisation de purgatifs, de pilules pour maigrir, de laxatifs, de diurétiques, de lavements et à l’extrême, les troubles psychiatriques de l’anorexie mentale et de la boulimie.

Les jeunes danseuses ont besoin de puiser de l’énergie dans leur alimentation pour assurer un bon fonctionnement de base (la respiration, la marche, le fonctionnement du cerveau etc.) et pour les activités intenses telles que la danse. Elles ont également besoin d’énergie supplémentaire pour un bon fonctionnement hormonal et pour leurs menstruations. Dans les cas où l’apport énergétique est suffisant pour l’activité et le fonctionnement quotidien, mais insuffisante pour un fonctionnement hormonal optimal, il en résultera une production réduite d’œstrogènes et une aménorrhée (perte du cycle menstruel). Le cycle menstruel peut être retardé (aménorrhée primaire), peut commencer mais être perdu (aménorrhée secondaire) ou être irrégulier (dysménorrhée). Tous ces troubles du cycle peuvent conduire à une densité osseuse réduite. De plus, un manque d’œstrogène peut à son tour entraîner une nouvelle perte osseuse parce qu’il est couplé à un accroissement de l’hormone parathyroïdienne (PTH) qui circule dans tout le corps. L’estrogène est nécessaire à l’absorption du calcium et à son dépôt dans les os. Parce que les danseuses sont actives leurs os doivent supporter un stress mécanique intense. Dans des circonstances normales, l’activité physique améliore la densité osseuse, mais l’apport énergétique restreint peut affaiblir ces effets. Si les danseuses laissent s’installer une diminution de leur densité osseuse, une ostéopénie ou ostéoporose dans leur adolescence, elles pourraient ne jamais retrouver leur densité osseuse originale, même si elles améliorent par la suite leur régime alimentaire et l’apport en Vitamines.

La triade de l’athlète féminine

La Triade de l’Athlète Féminine se définit par une faible disponibilité en énergie couplée à une aménorrhée et à de l’ostéoporose. En 2007, ce concept a été revu par le Collège Américain de la Médecine du Sport afin de fournir un cadre de discussion sur la question de la santé osseuse des danseuses. La version mise à jour de ce concept de Triade ne considère plus les trois maladies comme des critères stricts de diagnostic. Les points suivants: N°1 - disponibilité de l’énergie, N°2 - fonction menstruelle, et N°3 - santé des os, sont abordés de manière interdépendante à partir d’un spectre continu allant de la santé optimale au problème diagnostiqué. Chaque femme doit savoir que pour chacun de ces points, elle se trouve quelque part sur ce spectre et il est important qu’elle prenne conscience des problèmes qui pourraient se poser s’il devait y avoir une dégradation de son état vers le côté négatif de ce spectre. Par conséquent, les danseuses doivent prendre conscience de leur position vis-à-vis de ce spectre et réagir rapidement si elles remarquent une dégradation de leur état. Cela nécessite l’appui constant des professionnels de santé et des enseignants qui devront suivre les danseuses tout au long de leur formation.

Une approche multidisciplinaire est fortement recommandée pour le traitement de la Triade de l’athlète féminine. Les danseuses sont encouragées à travailler avec un diététicien, un psychologue et un professionnel de santé qui sera à même de les conseiller quant au niveau d’entraînement le mieux adapté à leur situation.

Pour une meilleure compréhension de la Triade de l’athlète féminine, les lecteurs sont invités à se référer à:
Nattiv A, Loucks AB, Manore MM, Sanborn CF, Sundgot-Borgen J, Warren MP. American College of Sports Medicine Position Stand: The female athlete triad. Medicine and Science in Sports & Exercise. October; Volume 39, Number 10:1867-82, 2007.
http://journals.lww.com/acsm-msse/Fulltext/2007/10000/The_Female_Athlete_Triad.26.aspx#

Les sources naturelles de vitamines et de minéraux

NutrimentsSources
CalciumLe yaourt, les fromages, le brocoli, les choux, le chou vert, les feuilles de moutarde, les feuilles de navet, le chou chinois, le saumon, les sardines, le tofu
Vitamine DLes produits laitiers (fromage, beurre, crème, lait enrichi), le poisson, les huîtres, les céréales enrichies, la margarine
MagnésiumLes produits à base de soja (comme la farine de soja et le tofu), les légumineuses, les graines, les noix (amandes et noix de cajou), les produits complets (comme le riz brun et le millet), les fruits et les légumes (comme les bananes, les abricots secs et les avocats)
Phosphore La viande et le lait
PotassiumToutes les viandes (viande rouge et poulet) les poissons gras (saumon, morue, limande et sardines), les produits à base de soja, les hamburgers végétaux, le brocoli, les petit pois, les haricots de Lima, les tomates, les pommes de terre (en particulier leur peau), les patates douces, les courges d’hiver, les agrumes, le melon, la banane, le kiwi, les pruneaux et les abricots (les abricots secs contiennent plus de potassium que les abricots frais), le lait, le yaourt, les noix
Vitamine CLes poivrons verts, les agrumes et les jus de fruits, les fraises, les tomates, le brocoli, les feuilles de navet et autres légumes verts à feuilles, les patates douces et les pommes de terre, le melon, la papaye, la mangue, la pastèque, les choux de Bruxelles, le chou-fleur, le chou, les courges, les poivrons rouges, les framboises, les myrtilles, les canneberges et l’ananas

Compléments alimentaires

Les danseuses devraient être encouragées à puiser la plus grande partie des éléments nutritifs essentiels au travers de leur alimentation. Cependant, certains médecins ou professionnels de santé peuvent recommander plus particulièrement aux jeunes danseuses, une prise de compléments alimentaires, surtout pendant les mois d'hiver lorsque les expositions au soleil ne sont pas suffisantes et lorsque ces dernières sont plus sensibles à la maladie. Ces compléments prennent souvent la forme de complexes multivitaminés et minéraux, leur but est de rééquilibrer le niveau d’éléments nutritifs recommandés pour les danseuses et éviter qu’il ne tombe sous le seuil limite. Les enseignantes qui sont aussi des danseuses et les professionnelles de la danse ont également besoin de compléments alimentaires. Toute prise de compléments alimentaires doit se faire dans le cadre d’un suivi médical.

L’activité physique

La densité osseuse augmente ou diminue en fonction de l’entraînement imposé au corps. Les exercices de résistance sont considérés comme étant protecteurs de la densité osseuse et les recherches déjà anciennes ont indiqué que les athlètes qui travaillent avec leur charge pondérale, comme c’est le cas avec la danse, avaient une densité osseuse plus élevée que les non-sportifs. Bien que la quantité totale de calcium dans les os augmente avec l’exercice, la force musculaire et le contenu minéral osseux spécifiques aux os varient selon le type d’activité. Toute perte de poids entraîne nécessairement une perte osseuse généralisée, même une perte modérée de 3 kg due à une réduction des contraintes mécaniques sur le squelette combinée à une réduction de la disponibilité des nutriments ne sera pas anodine pour les os. De même, un excès d’exercice peut entraîner une perte de poids excessive qui peut à son tour faire baisser le taux d’œstrogènes dans le sang et causer la perte du cycle menstruel normal. Un apport adéquat en calcium (jusqu’à 1500 mg par jour pour les athlètes en aménorrhée) doit être assuré sous surveillance médicale et d’un professionnel de la nutrition.

Recommandations

Il est recommandé que les enseignants et les professionnels de la danse fournissent un effort concerté pour soutenir la santé des danseuses par:

  • la promotion des attitudes physique saines envers le corps;
  • informer les danseuses sur la relation entre la consommation d’énergie et la disponibilité d’énergie;
  • promouvoir une nutrition adéquate et d’autres facteurs bénéfiques à la santé des os;
  • en étant conscient des signes avant-coureurs de problèmes vis-à-vis du comportement alimentaire, de la santé menstruelle et la santé des os;
  • orienter les danseuses à risque vers la forme d’aide qui leur convient;
  • encourager les examens médicaux réguliers pour suivre la fonction hormonale et le cycle menstruel;
  • élaborer des lignes directrices pour favoriser la santé optimale et le bien-être de chaque danseuse.

Références

Kahn KM, Warren MP, Stiehl A, McKay HA, Wark JD: Bone mineral density in active and retired ballet dancers. J Dance Med Sci 3(1): 15-23, 1999.

Keunnan MR. Risk factors for bone mineral degradation in young female dancers. J Dance Med Sci, 11(4)124-128, 2007.

Nattiv A, Loucks AB, Manore MM, Sanborn CF, Sundgot-Borgen J, Warren MP. The female athlete triad. Med Sci Sports Exerc 39(10): 1867-82, 2007.

Robson BE. Disordered Eating in High School Dance Students, Some Practical Considerations. J Dance Med Sci 6(1): 7-13, 2002.

Steingrimsdottir L. Gunmarsson O. Indridason OS. Franzson L. Sigurdsson G. Relationship between serum parathyroid hormone levels, vitamin D insufficiency, and calcium intake. JAMA 294(18):2336-41, 2005.

Yannakoulia M, Keramopoulos A, Matalas AL: Bone mineral density in young active females: the case of dancers. Int J Sport Nutr Exerc Metab 14(3):285-97, 2004.

 

Produit par: L’Association Internationale pour la Médecine et la Science de la Danse, Education Committee.
Écrit par: Bonnie Robson et Arlene Chertoff.
September 2008
Traduit par: Cristina Braud.

Ce document peut être reproduit dans son intégralité à des fins éducatives dans la mesure où on en cite la source « International Association for Dance Medicine and Science (IADMS). »

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